La vitamine K est une vitamine liposoluble (soluble dans le gras). Son nom vient de l’allemand Koagulation, une allusion au rôle qu’elle joue dans la coagulation sanguine. Il existe deux formes principales de cette vitamine : la phytoménadione, ou vitamine K1, qui provient principalement des légumes verts, et la ménaquinone, ou vitamine K2, qui est produite par des bactéries dans le côlon ou qui apparaît dans certains aliments à la suite d’un processus de fermentation (fromage, miso, natto, etc.). La vitamine K1 intervient plus directement dans le processus de la coagulation, alors que la K2 agit plutôt sur la calcification des tissus mous.

En Amérique du Nord, ainsi que dans la majorité des pays européens, on trouve la vitamine K1 sous forme de médicaments, de suppléments ou dans des suppléments multivitaminiques. Depuis une décennie seulement, on s’intéresse à la vitamine K2 et au rôle qu’elle peut jouer dans la prévention ou même le traitement de l’ostéoporose ou pour prévenir les troubles cardiovasculaires1.

Il existe une forme synthétique, la vitamine K3 (ou ménadione), qui n’est plus utilisée en Amérique du Nord, car elle a été liée à une toxicité hépatique. Elle est désormais limitée à un usage vétérinaire.

Sources alimentaires de vitamine K

Vitamine K1 : les légumes verts (particulièrement les plus foncés, comme les épinards, le brocoli et les asperges), les algues et, à un moindre degré, les huiles de soya (9 µg par cuillère à soupe) et de canola (6 µg par cuillère à soupe). Par exemple, une tasse de brocoli cuit (200 g) fournit 220 µg de vitamine K1 et une tasse d’épinards cuits (200 g), 888 µg2. La cuisson ne détruit pas la vitamine K.

Vitamine K2 : on trouve la vitamine K2 dans le miso (pâte de haricots de soya fermentée), le foie, le lait, le fromage, le yogourt et les huiles de poisson.